Le Souffle du Vivant

13 octobre, 2011

Le Souffle du Vivant

Classé sous poésie — leblogalucifer @ 15:41
Je suis un souffle du Vivant
Un dieu sans couronne, un dieu Résistant
Un Dieu ignoré, celui de vos premiers instants
Votre créateur, un soir d’égarement.
 
Illimité, Infinité, Eternité et puis après?
Qu’est-ce qu’on fait?
Qu’est ce qu’on sera?
Qu’est ce qu’on aura?
lorsque le rideau sera tombé?
 
Je suis un souffle survivant.
D’autres sont venus après pourtant.
D’autres vous ont menti durant.
Mort ou perdu, me croyant.
 
La Nature a horreur du vide.
Tout recommence ce matin.
Et jusqu’au crépuscule, impavide,
Je reprends les rênes, enfin.

18 février, 2015

Midi, Après-midi dernière partie

Classé sous poésie — leblogalucifer @ 8:25

Midi

On redécouvre la vie.
Midi. Mi Vie.

Pleure et rit.

On décide et on le dit.
On regrette et tant pis.
On a franchi le guet.
La descente se fait.
Apogée et périgée.

**


Faut que je finisse ma marche. Changement de sens mais même direction. Aller de l’avant, prendre de l’avance sur l’avance.
Deux et deux font ce que l’on veut, ce que l’on peut.
Qui ne peut le plus, résiste dans le moins.
Qui ne peut le plus, ne peut le mieux!
 
Aller vers le Centre. Mais tout est centre. Tout est nombril.
Consommer pour exister.
Consommer et ne plus même se rappeler,
Ce qu’on a été,
Ce qu’on a voulu,
Ce que l’on a laissé.
 
La course à la Mère. La course à l’Amer. La course à l’Amour. La course à la Mort.
 
Midi. 
Nuages. Métalliques.
Gris Atmosphère mélancolique.
J’aime. Je suis triste. Je suis en vie.
 

**

Autour de moi, tout est Poésie du Réel.

Poésie qui se chante, qui est belle.

Autour de moi, je peux mettre des mots.

Autour de moi, tout est déco,

Avec du vide autour,

Pareil au bruit du jour.

**

Je suis autre.
Je suis les autres.
Je suis épautre.
Je suis le blé,
Qu’on a oublié de semer
Ou qu’on ne veut récolter.
 
Pas encore comblé, apaisé.
Prêt à m’en aller.
Je veux être la foule et ne plus exister,
autrement que par la collectivité, l’Unité.
Je veux être celui,
Qui en panne de mots, crie
Crie sa névrose, crie, crie.
A votre bon coeur, m’ssieu!
A votre esprit!
Je veux être de ces damnés
Qui se hâtent même pour respirer.
 

**

Nombres premiers

Premiers appelés

Particules d’alphabet.

Drôle d’alphabet.

Indivisibles pour mieux régner?

Impossible avec eux

Impossible sans eux

Nombres heureux.

Nombres premiers, nombres seconds

Et après? Tout est abscon.

Ils font les cons,

Dansent partout,

Sur un rythme inconnu,

Inconnu pour nous.

**


Le Présent est une fuite permanente, tel un horizon.
Quand tu crois le saisir, il est déjà passé.
A peine envisagé, qu’il a décampé.

Le Présent est un éternel fugitif. Un fuyard muet poursuivi par le Futur, grimé lui aussi, en instant présent, qui se fait passer pour l’actualité, la proximité, à peine né. Le Présent est un malentendu.
 

**

A midi, le Bruit est roi.

C’est brouhaha, partout à la fois.

Brouhaha de la foule,

Une mélodie qu’on ne perçoit pas,

Pareil à la houle.

Ils se font souffler.

Ils s’en vont manger.

**

« Va et vient » inverse à celui du matin.

Je zigzague ma faim. Je ne peux rebrousser chemin. La musique monocorde des klaxons de l’automne. L’air sent parfois le repas chaud. Lorsque le mouvement s’inverse à nouveau. Les veines de la ville s’irriguent.

**

Je ralentis. M’arrête.

Me ressaisis et m’apprête.
Je n’existe qu’à moitié. Je fais corps avec mon environnement. Je suis dans l’environnement. Je suis l’environnement.

Je vais me semer et semer ce mal en moi.
Est ce vraiment un mal de refuser ce vide de nos jours, que les bruits et rituels du quotidien essaient de remplir.

**

Je suis au Centre. Ce centre plus près d’un bord, jamais le même. Au centre de la ville.

Comme un Cueilleur de jour:
Tête baissée. poids de la honte?
La honte, cela fait longtemps que je l’ignore.
J’ai franchi les bornes.
l’Illimité est ma limite.
 
Equilibre,
Au centre de tout,
chaque rayon,
chaque déraison,
part de moi,
A l’Infini,
Dans toutes les directions.
 

**

Des femmes

Qui très vite lassent

Croassent et gigotent

Sur le bitume.

Mauvais parfum qu’on hume.

Sillage de paroles aussi vide que l’air.

Une basse cour.

Dindes, poules, vaches et chèvres.

Caquetage et mondanités,

Caquetages de volailles et semblant de pensée.

Formes rondes.

Paroles pointues.

**

Les « morts », tu les reconnais

A leur manière de se faufiler,

Dans la foule,

Leur manière de raser les murs,

Même lorsqu’il n’y a personne.

Se faufiler, c’est pas se défiler.

APRES MIDI

Du midi jusqu’à mi après midi.

L’Après-midi n’a pas de nom véritable, tant elle est impersonnelle.

L’Après midi n’a pas de nom. Elle n’est qu’une position.Une position de position.

Elle vient après MIDI. Le Mi DI. La moitié du jour.

Le Midi est la moitié de jour atteinte. L’après midi est l’autre moitié du parcours. L’après moitié du jour. Celle durant laquelle tout raccourcit. Les ombres, la Lumière, l’énergie des humains.

Difficile de la distinguer d’une autre. Elles s’étirent toutes pareilles, se trainent au début, se diluent par la suite dans l’air, comme du café soluble dans l’eau pour devenir crépuscule, un café au noir teint. L’Après moitié du jour, entre chien rassasié et loup apprêté.

**

Grisaille

 

Des nuages,

Ciel gris,

La nature ralentie,

Mélancolie,

Poésie,

Autre manière de voir la vie,

D’avoir envie.

Puis la pluie,

Vient laver,

Vient faire briller,

Vient embellir,

Donner de l’attrait,

A cette magie,

Sans cesse renouvelée.

Jours gris,

Lumière ailleurs,

Lumière dans le coeur,

Envie d’espérer,

D’espérer quoi?

Juste espérer

Le frémissement,

Avant de le colorer,

D’une intention, d’un souhait.

**

L’Après midi est un jour comme un autre. Peut être un peu plus long. Les corps sont là et las. Les esprits assoupis. Je poursuis mon processus. Je suis zombie. Entre deux états. Sur la piste et  à côté.
 

**

 
L’Esprit m’entraine.
Le pas est lent.
Le pas est lourd.
Au fond de moi,
L’esprit gourd
Se carapace.
M’emmène.
Me traine.
Le Midi,
Par la lumière,vieilli,
Est devenu après midi
Aux odeurs de couverts froids.
La ville est ralentie encore une fois.
On est encore à l’aube de l’après midi.
 

**

 
Juste quand le sens change encore et que les armures dérisoires d’humains sans espoir engorgent les ronds points et les boulevards qui y prennent leur source.
Sens contraire. Courant alternatif d’électrons ignorants de leur vraie nature.
Les façades s’éclairent différemment. Les façades s’éclairent au Présent.
Le Soleil vient de changer de camp. Jeu d’ombres sur décombres.
L’Aube de l’après midi est une aube comme les autres. Un peu plus molle, décomposée lentement pour se reformer un peu plus tard en crépuscule.
 

**

Jouer avec les mots

Les chiffres

Additionner les mots

Faire phraser les chiffres

Est ce le même numéro?

Combien tout cela vaut?

Un vingt sur vingt ou un Sifr?

**

Milieu d’Après midi
 
« Essaies de faire pleurer l’après midi »
Me murmure une voix
« Raconte lui ton mal. Livre lui ton désarroi. »
 
« Une autre fois, merci.
Je ne veux pas de son chant bourgeois,
De son chant d’indécence, venant de ventres repus, d’esprits assoupis,
Pendant que d’autres, à côté, sont à l’agonie.
 
Moitié de jour,
Inégalités.
Au jour plein,
Combien de suicidés?
Un chant arrogant, hypocrite
De l’autre moitié de jour. »
 
« Tu t’attendais à quoi? »
« Je ne sais pas. A autre chose. N’importe quoi.
A l’Extraordinaire qui sourit,
Au Merveilleux qui guérit,
Ce trop court moment où tu te prends pour Dieu.
J’ai quoi? La Ville nue et sèche.
La Ville pauvre et revêche.
La Ville?
Quelle Ville?
Elles sont toutes à l’identique.
Des triangles, des croix, des carrés, des ronds. Modèle unique. Colorées d’anonymes.
Des villes synonymes.
Mon mal demeure et me « dé-ronge »
Tuer par normalisation.
Tuer par civilisation.
Tuer la différence.
Ce qui dérange par sa présence ou son absence. »

**

Sortie de classe

Poli homme, Polynôme

Soit poli, soit bonhomme.

Fais ton choix,

Ton choix d’axiome.

Fais ton choix,

Sous peine d’être fantôme.

Les enfants pépient et quittent les branches.

**

Les gens? Les gens se sont rendus insignifiants. Ils parcourent mon univers froid et contemplatif.
Sillages parallèles au mien, le coupent parfois.
 
On n’est pas devenu quelqu’un. On est représenté par quelques uns. On est devenus ces quelques uns. Cette poignée. Cette fausse diversité. Quelques modèles et leurs déclinaisons
qui disent aux autres, quoi dire, quoi faire, comment s’habiller et la mèche, sur quel côté?
 
Les gens sont des formes, des supports. Ils ont troqué leur capacité de penser contre une fausse sécurité.
Imagination normée.
 
« Penses pour moi. Protège moi.
Dis moi ce que tu veux que je sois.
Diverti moi. Leurre moi. »

Des femmes, l’amour, de l’argent,
des cycles, des objectifs, des engagements
tout ce qui peut les empêcher de se réveiller
Se réveiller. Penser.
Tout détruire et mourir en paix.
 
Esclaves d’un désir aux mille facettes
un désir de totalité
un désir d’ego
Un désir nigaud.
Celui d’un autre?
qui à travers nous
s’expérimente.
De chair et de sang?
Vraiment?

La ville processeur. Voilà l’Avenir.
On y nait. On y vit. On porte l’énergie, un temps puis un dernier soupir.
 
Les gens? Ils ont les notes mais sont incapables de fredonner la mélodie qui chantent leur esclavage volontaire.
A quoi bon, parler des gens, qui vont et viennent.
ces faunes bariolées,de même composition, dont les sillages sont parallèles aux miens.
 
Je suis un neutrino qui essaie d’interagir le moins possible avec le reste de cet enfer. Tout est énergie. Tout est question d’énergie et de ce que l’on en fait.
 

**

La ferme aux animaux

Le peuple du survêtement,
Bonnet sur la tête, bonnet à pompons,
Produits plus qu’individus,
Produits de grande consommation.
 
Baskets Addidas.
Tous la même face.
Braillent de fausses révolution, braillent la consommation.
Braillent leur frustration,
De n’être que ce qu’ils sont.
Consommer pour exister,
Dévorer pour exister.
Dindes, vaches, truies, canards, coq et renard.

Tout lien avec autrui,
Est fortuit.
Caquetage incessant
remplir du vide avec du vide.
 
La Ville et ses animaux.
La Ferme et ses habitants.
Fausse diversité.
 
Ceux qui travaillent et ceux qui passent le temps.
Ceux qui les visitent, ceux qui trainent seulement.
Ceux qui sont là mais pas vraiment.
Les curieux, les bavards,
Ceux qui sont là par hasard.
Le Hasard n’existe pas? Alors Ils ne sont plus là.

**

Feuille après feuille,

Le Temps se dépose,

Donne de l’épaisseur,

A ce qui n’est que leurre.

Le cahier du vivant,

Un cahier de temps,

Qui s’épaissit à chaque cycle.

 

**

On navigue entre Néant et Totalité

Rebroussant chemin à la moindre contrariété.

On navigue sur une mer sans fond, la Réalité

Qui n’existe que par convention,

Faute de pouvoir réellement nous libérer,

Nous libérer du Temps qui passe,

Nous libérer de l’Espace,

Nous libérer de notre corps

Et dépasser la Mort.

**

Ponctuation
 
Quand un infini arrive à sa fin,
Un autre reprend la main.
Et c’est ainsi. Et c’est ainsi.
A l’infini.
Boucle ou droite?
Pourquoi pas les deux?
Tout est dans le Tout.
Tout le temps et partout.
 
**
 
Un infini qui a une fin
 
 
Un infini qui a une fin.
Ca n’a l’air de rien.
Ca ne mange pas de pain.
Ca ne sert à rien.
Autant qu’un fini sans confins,
Sans rien au bout ou alors si peu,
Qu’on ne le distingue plus avec les yeux.
 
Un infini qui a un début,
Un jour sans hier,
Tout propre tout fier,
Est comme un Eternel ayant vécu,
Et; qui aurait ensuite disparu,
Nous laissant là comme des cons.
A attendre cois.
A attendre quoi?
 
L’absence de Temps,
Est ce du néant?
Une parodie du Firmament,
Ou juste un concept étrangement,
Etrangement contemporain,
Ecrit sur des tablettes d’airain,
A la naissance du Temps.
 
Un illimité sans Eternité
N’a plus aucune infinité,
N’a plus aucune légitimité.
Les trois, ensemble,
Nous semblent,
C’est un comble,
Une normalité,
Pour nous autres,
 Gens de la brièveté.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
**
 
 
 
Au bout de la Ville,
Au bout du chemin,
La journée approche de sa fin.
Parti de rien,
Bout de rien.
Bout de Tout.
Fini le chemin?
 
 
Déjà, le soir chute à nouveau
Sur les façades derrière moi
Les façades à peine décolorées
Par l’après midi et la soirée, entremêlées.
 
Briser le cercle
De la journée, de la vie
Briser le cycle
Avant que n’en naisse un autre
Sur ses décombres.
Un cycle, et puis un autre,
Et un autre, formant un cycle plus grand,
Lui même autre maillon, d’un autre encore plus grand.
Une chaine?
 
Une chaine de Vie
Qui nous a asservi,
Et a posé ses maillons,
Sur nos frêles consciences;
A posé ses fers.
Seule la Mort libère?
 

**

Mon mal, c’est la répétition vendue en cycles.
Un sursaut de calme qui lentement s’agite.
Mon mal, c’est eux, c’est vous contre moi,
Vous inhumains, pire, inintéressants.
Vos hésitations,
Vos mauvaises compositions.

Mon mal c’est la ville.
Cette ile finalement déserte.
Un enfer tissé par des mais imbéciles.
L’agitation du vide.
La solitude non voulue mais souhaitée.
Repu et affamé.
Mon mal est la lumière grise du temps,
Qui lyophilise et effrite les souvenirs.
Ce Tout qui avance.
Ce Rien qui passe.
L’impatience d’un enfant,
Devant son destin qui se prélasse.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fin d’Après-Midi/Début de soirée

Il est temps que l’après midi cesse
Que la Lumière baisse,
pour que grandissent les appétits.
Que la Morale s’affaisse,
Pour laisser place à une nouvelle nuit.
Le reste de jour fait alors son lit
Dans un creux d’obscurité,
S’endort sans rêver,
Jusqu’à la prochaine aube,
Jusqu’au prochain changement de robe

**

Des longs, des courts
des bavards, des connards.
Drôle de basse cour!
Des rondes, des ronds
Qui en font
Sur les quais des stations
D’un tramway cahotant.
Des difformes,
Des multiformes,
Des protéïformes.
Des humains,
Des humains,
Hier, Aujourd’hui
Peut être Demain.
Des gens,
Des pions,
Une foule d’après midi
Excitée, aguerrie
Aux mille ruses de la ville, de la vie,
Fatiguée, bigarrée
Sentant fort, parlant fort.
La foule a toujours tort.
La foule est décor.
Décor mobile
Dans décor immobile.
Un corps,
Sans cesse reformé,
Par ses unités,
Dans ce monde des effets,
Un monde de locataires
Un monde d’iniquité,
Un monde de colère,
Loin de celui des causes,
Là où tout se joue, là où tout se propose,
Là où tout s’impose
S’impose à nous
Au bout du bout
En bas
Las
La foule
Qui croit
Qui croit vivre
Alors qu’elle vibre
Et Croit
Uniquement.
La foule, Un corps,
Sans cesse reformé
Par ses unités.

**

Je vais être obligé encore une fois

de me créer Dieu, les anges et les démons

pour pouvoir me plaindre décemment

des boucs émissaires

des interlocuteurs muets

**

Arrivé au bout,

Chute la nuit.

Fin d’après midi.

Humide et collante,

Hurlante et flottante.

Encore un jour qui file

Sur le fil fragile de mon horizon.

**

Quand s’abaissent les masques,

Quand les âmes deviennent flasques,

Et s’affaissent les consciences,

Pour laisser place à …

**

Se projeter au delà,

Hors Tout,

Hors ville,

Hors lumière, hors lumières

Dans ce néant plein de potentiel,

Cet espace entre deux mondes,

Discontinuité entre les villes.

Nulle part.

Comme la pièce d’échecs entre deux cases.

N’existant pas.

Discontinuité entre deux moments.

**

Je suis fractal. Je suis Total.
Je suis Tout et Partie.
Je me défais de mon âme.
Et me fonds au dehors
Me fonds dans la mort,
Dans la véritable lumière,
Celle du Néant,
Avec au creux de l’esprit,
Encore vacillant,
Une idée de liberté
Difficile à exprimer.
Briser le cercle,
Briser le cycle,
Sortir du sillon,
S’affranchir complétement
Quitter la pièce, quitter la piste
Retrouver l’Eternité.
 

**

La Droite du Réel

Croise la route de l’Irréel.

Le Père Pendiculaire

N’en a pas l’air.

C’est ça not’ univers?

Beaucoup de vide interstellaire,

Quelques bouts de lumières

De çi, de là, dans une nuit

Qui pleure, qui crie,

Que seuls entendent

Ceux qui souffrent d’insomnie.

Quand ce réel devient l’enfer.

Que faut il dire, que faut il faire?

Comment abandonner not’ univers?

Comment se révolter contre not’ Père?

Père Pi et dame Phi

Injustes envers leur propre famille.

Laissant les plus turbulents,

Les cruels, les violents,

Sans foi ni loi

Nous imposer leurs volontés

Nous laissent aux abois,

Se déchirer, se détester,

Sur cette droite du réel

Entre Terre et Ciel.

**

Ils ont mille masques.
Ils ont tous les masques.
Quand ils n’y sont pas.
Ils font croire qu’ils sont là.
Ils ont mille masques.
Il a tous les masques.
Il joue avec lui même.
Nous ne sommes que ses parties.
Il fait croire qu’il en est.
Et le pire, c’est que c’est vrai.
 

**

Je vais arrêter de courir avec les jours

Essayer de me faufiler

Au delà de ce voile opaque

Cette trame qui enserre tout.

Je suis fait pour l’extraordinaire.

Ce collier d’instants qui scintillent,

Qui scintillent à la lumière

D’un éternel Aujourd’hui.

Fin
Je quitte le Cercle.
Je quitte la ville.
Je soulève le couvercle.
Mais mon mal est servile.
Mon mal me suit.
Chaine de vie!
« A bientôt… Peut être… »

De Potron Minet jusqu’à Midi, 2eme partie

Classé sous Non classé — leblogalucifer @ 8:17

Potron minet

Je quitte la pays de la Nuit.
Au bout du crépuscule luit,
Un petit jour faible et criard.

J’entre au pays de la colère.
J’entre véritablement dans la Ville, dans la Vie.
Il est vendredi. D’autres souffrent aussi.
 

**

Une fuite de plus en plus rapide.
La Nuit se précipite vers le Matin.
C’est Potron minet.
Le ciel décide de se changer.
Potron minet. Ni réveillé, ni couché.
Froid Vagissement d’un jour encore sans teint.

 

**

Un Jour plus un jour plus un jour plus un jour…
Quel âge a l’Eternité?
Quelqu’un peut il m’expliquer?
Je ne sais pas additionner les infinis,
Assis entre deux galaxies,
Deux lumières, deux lampadaires,
Lampadaires d’univers.
Quel âge a le Dieu Pi?
A quelle heure s’est il assoupi?
Laissant le film se dérouler.
Quelqu’un peut il me raconter?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MATIN

 

 

Tout s’accélère. La Minute est Seconde et le Monde toujours aussi immonde.
Les rats s’enhardissent et déclarent leur flamme, leur plaisir d’être les rois du macadam. La Nuit se travestit en petit matin. Petite putain qui reprend sa vertu et son autre facette, son rôle de jour. Sainte nitouche.
 

**

Aube

 

J’ai vu l’aube arriver à petits pas,

Métallique comme un coutelas.

J’ai vu l’aube arriver hypocritement

S’habiller de clair, doucement.

Des lumières pâles tentent de réveiller ce qui est assoupi.

Quelques oiseaux pépient

Et disent bonjour au premier matin,

Celui des insomniaques, des solitaires,

Des affamés, des sans repères.

**

Encore un matin,
Et ses premiers tapins,
Mauvais acteurs,
Mauvaise pièce
Qui se répète
En boucle.
 
Des bouches à peine réveillées,
Prêtes à consommer,
A médire,
A parjurer,
A faire semblant,
A jouer leur partition.
Paraitre et se repaitre
Suivre sa droite du réel
Sacré beau bordel!
Premiers humains, première faune
Un tram? Ouais!
 
Il est cinq heures.
Ca sent la sueur.
Fatigués avant même d’avoir commencés.
Premier matin,
Premiers tapins.

**

Seigneur Vent

Sept fois puissant

Parfois Colère,

Parfois Tonnerre,

Donne le ton du jour,

Souffle du vivant

Ni excessif, ni insignifiant,

Fixe le tempo, dirige le mouvement,

Des nuages turbulents,

Divertissements sur morceau de ciel,

Prépare l’arrivée du Soleil.

**

Quand beaucoup dorment éveillés,
Sans pouvoir rêver.

Quand nombreux attendent que le courant les fasse passer,
De l’autre côté. Mais quel côté?
 
Quand certains créent leur dieu.
Un dieu aux veines parcourues d’argent.
Au corps éparpillé aux quatre vents.
Un être possessif et furieux.
 
Quand une poignée fait des films
Dont nous ne sommes qu’acteurs inconscients.
 
Quand les chantres de la morale
Sont ceux qui distillent le mal,
Hypocrites serpents sortis de la pénombre
Qui étendent un peu plus l’Ombre.
 
Que reste-il à espérer,
Lorsque l’on est arrivé au bout du chemin?
Quand tout est en ballotage?
Quand on a prit goût au voyage?
Doit on attendre le prochain matin
Ou poursuivre son naufrage?
 

**

Deuxième matin,

D’autres laborieux,

A qui mieux mieux.


Une faune de matinée,

Hétéroclite et mal lunée,

Timides humains maladroits, çà et là.

Tout se remet en marche.

Petites tâches colorés qui gesticulent,

L’esprit aphone,

L’oreille au téléphone.

C’est la valse des gens chiffonnés.

1,2,3

On avance au jugé.

4,5,6

Les yeux sont fusils,

Surtout ne pas se regarder.

Un tramway lent,

Suit son sillon,

Son « va et vient ».


« Faire et défaire »
L’histoire de notre vie.

Il porte

ceux qui portent,

D’autres poids,

D’autres passions mortes.

Il porte son flot d’électrons.

**

J’ai une bouche à nourrir,
Un esprit à pourrir,
Sinon je vais mourir
Faute de devenir.
Je consomme.
Le reste? Plus rien ne me tracasse.
Tout passe. Tout lasse. Je gagne ma place.
Vie de cycles.
Des cyclistes?
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Matinée

Ca se pavane.
Ca crâne.

Du matin au midi.

**

Je marche. J’observe. Je n’existe pas. Contemplation. Comprendre en étant.
En étant le paysage et chacun de ces éléments. Le matin a une odeur, une saveur, une langueur.

Il est vif et léger, malgré la densité,des milliers de vibrations à peine réveillées. Les électrons sont en tension, et dans les cieux, naissent des destins, des passions. Ailleurs tout ceci n’est qu’instructions, d’une ville processeur.
 

**

Quotidien

Je trempe mes jours

Dans le fleuve du Temps,

Qui les teinte à son tour,

De durées, d’évènements,

De petites joies, d’égarements,

Que le fleuve de l’Oubli,

Dans lequel, je tremperais

Et tromperais mon esprit,

Pourra ensuite éparpiller.

**

Routine
Ciel incertain,
Quel chemin,
Pour ce « Demain » sans fin,
Sempiternel refrain:
 
La Routine, La Routine.
Celle qui dévore l’entrain
Et l’abime, et l’abime,
Et en fait du train train.
 
La Routine qui abuse,
Tuant à petits feux.
La Routine qui ruse,
Tuant à qui mieux mieux
Et nous use les yeux.
Jusqu’à quand?
Jusqu’à vieux.
Et maintenant?
On meurt!

La Droite du Réel 1ere partie

Classé sous poésie — leblogalucifer @ 7:57

La Droite du Réel

 

On te réveille.
Tu n’as rien demandé..
Et c’est parti,
Pour une journée, une année, une décennie, une vie?
Tiré du rien tu vas payer,
Pour un truc que tu n’as pas fait,
Dont tu as tout oublié,
Qui n’a peut être jamais existé.

 **

Hier, c’est aujourd’hui.
Si tu comprends cela,
Tu as tout compris.
Hier, c’est aujourd’hui,
Et demain, aussi.
Si tu comprends cela,
Alors tu as fini.
Fini de faire ton temps.
Et après?
C’est reparti?
 
 
 
 

**

« A bientôt… peut être »

Et je suis parti dans la Vie.Et je suis parti, me parfumer de nuit encore imberbe, m’habiller de son drôle de silence, couvrant chacun des bruits de ce qui sera la veille bientôt.

Marcher, ne pas s’arrêter. Marcher, c’est respirer. Marcher tout droit.

Une droite. La Droite du Réel.

Une marche solitaire, un début de soirée, une réflexion, une purification, un enfouissement au plus profond de mon mal.

Je veux me retrouver. Retrouver cette liberté entraperçue dont j’ignore le nom, pour l’instant. J’ai beau l’appeler. Elle ne répond pas. Elle n’entend pas. Elle ne se montre pas.

**

Une nuit qui s’installe. Lourde et pesante. Chargée d’humidité, d’humilité.
Une nuit qui s’installe pendant que les boulevards s’assèchent.

Une nuit sourde et trainante, dégoulinant des façades, descendant au sol, mètre après mètre, léchant le bitume, teintant la Ville, la Vie, le Jour et sa lumière. Une nuit qui s’étale sur son territoire, recouvre de son drap d’obscurité et propose sa vision de l’humanité.

J’ai quitté la Vie, cet ennui, cet entrelacement de cycles qui forment la chaine de notre asservissement. J’ai dénoué le dernier noeud de la corde qui attachait ma frêle esquile, à cette démence. Plutôt ne rien être, que paraître. Une absence plutôt qu’un non sens. Une absence plutôt que l’indécence.

 

J’ai quitté la vie pour rejoindre le Temps

**

Le Temps est une longe,
Dont j’aimerais me délivrer,
Pour quitter ce songe,
Et devenir Divinité.
Quelquefois, il s’allonge,
devient autre ennui,
Se fait indolent
Sur un lit de nuit.
Quelquefois il se la joue sourd
Et me ment,
Me joue ses tours,
L’insolent!
Le Temps est une longe
Que j’aimerais ronger,
afin que je quitte ce songe
Et redevienne Divinité.

**

Marcher, ne pas s’arrêter. Marcher pour exister.
Se teinter de la vibration générale. Suivre ma droite Irréelle, ma droite brisée par mille pensées, par mille regrets, par mille espoirs abusés. La marteler à petits pas. Une ligne de non vie, une ligne d’envie.

Suivre sa droite. Quand elle tourne, je contourne, à distance, tenu en laisse par la curiosité et une fausse liberté.


Les grains de nuit s’égrènent lentement.

« Noctons » gloutons, avaleurs de lumière.

**

Je continue mon chemin de rien.
En vérité, tout m’appartient.
Ce Tout n’est qu’un Rien.
Un Rien qui aurait réussi.
Un Rien qui se serait rempli.
Rempli d’orgueil, de mépris.
Zéro et héros
Zéro et Un.
Du Vide et puis du Plein
D’un coup,
Partout,
Chacun le sien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NUIT

 

 
L’Univers me vibre toutes les nuits
Qu’il n’existe pas.
Et moi, ben, j’y crois.
Je crois à ceci et à d’autres cela
Qu’il me chante parfois,
Luisant de sa lumière sur les toits,
Filant ses tissus de silences ambigus.

 

 

 

 

Fin de soirée.
Des noctambules, au goutte à goutte, reviennent canailles, accompagnés ou malheureux, bredouilles, avec le petit vent au bout du bras.
Ils croisent de loin en loin, les « cueilleurs de nuit ». Ces hères qui trainent le caniveau, à la recherche d’un pain, d’une dignité, d’un mégot, dans l’obscurité.
Leur galère c’est la vie.
Leur malheur est d’avoir eu envie.
 
Deux mondes qui se côtoient. Deux hontes différentes.
Deux manières de détourner les yeux.
Lorsqu’ils se croisent gênés, essaient de s’ignorer,
S’observent, une fois dépassés.
De la Roche Tarpéïenne au Capitole, il n’y a qu’un regard.
Les noctambules et les cueilleurs de nuit.
Les somnambules et ceux qui sont tombés du lit.
Damnés sans avoir compris,
Pourquoi, ils avaient failli.
 

**

Un mégot,
Puis un autre,
Et un autre,
Le genou prend le pli.
Se baisser devient si facile.
Se rabaisser aussi.
Pourtant, le jour c’est plus difficile,
Quand tu as ta dignité qui t’observe avec mépris.
Un mégot après l’autre,
Fausse liberté,
Gratuité, pas de limites,
Une habitude, une trappe,
Quand tout, depuis longtemps dérape.
A quoi bon rester debout,
Quand tout le monde est sur les genoux.
A quoi bon!
Résister à quoi. Résister pourquoi?
Où est elle maintenant
Cette dignité étique?
Un mégot qu’on enfouit dans sa poche.
Un magot.
un peu de tabac .
passer à trépas.

**

Soleil de minuit

Soleil de nuit

Soleil qui luit

Soleil qui fuit.

**

Je dévore le paysage avec des yeux

De prince ou de gueux

Arrogant et souffreteux.

**

Milieu de nuit
Il y avait des nuits
Où je ne me sentais plus vraiment exister.
J’étais dans les pas d’un autre.
J’étais parfois l’Autre.
L’autre rôle qui m’habitait,
Au delà du fil de ma fragile raison.
Je comptais les étoiles sur la toile pourpre.
Je comptais sous le voile.
Je comptais les voitures.
Je comptais les gabians,
Aux aguets sur les toitures,
Observant, méfiants.
J’oubliais ce qui comptait vraiment.
Je déambulais,
A pas irréguliers,
La tête étrangement dérangée
par mille et un regrets.
J’étais l’Autre et les autres
n’existaient plus, n’existaient pas.
Ma pauvreté au bras,
accompagnait mon échappée.
Une pauvreté différente,
Une solitude de naissance,
Une solitude d’insouciance,
Arrosée constamment par une colère inexpliquée,
Pareille à une fleur fanée, sur un sol aride,
Prenant le vent de face, impavide.
La Folie m’approchait,
Me soupesait, me délaissait
Puis, quelques rues plus loin,
Me revenait.
Me promettait mille errances, le Sommet,
Le plaisir de l’Insouciance et une véritable liberté.
« Détaches toi, détaches toi. »
Qu’elle me disait.
« Relâche toi et laisses toi emmener.
Détaches toi de la Terre et viens planer.« 

**

De plus en plus seul, de plus en plus roi. L’obscur a pris la relève et m’enlève. Je m’enfonce profondément. Tête et corps dissociés.
La rue est ruelle. Plus personne, plus de voiture. Je décore la nuit,
De souvenirs passés,
A la mesure de mon désespoir, ré-trafiqués.
 
Rien ne se passe et tout passe?
Jamais je ne me lasse,
De cette vacuité.
 
C’est quand la folie m’enlace
Que je suis le plus comblé.
Je deviens esprit, Souffle Pensant, Souffle planant sur le bitume,
La tête vide, à la recherche en vain, d’une atmosphère, une vibration à chevaucher, à dompter,
de quartier en quartier.
 

**

Il y a l’Oeil. Quelqu’un derrière?

L’Oeil, témoin de mon errance.

 
Unique et multiple
Partout. Muet.
Voir tout. Ne rien oublier.
Voir tout. Ne rien regarder.
 
L’Oeil et sa patrouille.
Quadrillage sur bitume.
Ne plus avoir la trouille.
Quadrillage d’amertume.
Je te vois.Tu me vois.
Sur tes nombreux mâts.

Video. Je vois,
Que tu suis mes pas.
Pourquoi?
Me protéger de quoi?
De Toi? De Moi?
 
Je ne cherche que la sortie à tout cela.
M’évader avant d’être trop las,
Orphelin de tout. Je ne veux que m’en aller, marcher.
Marcher et oublier.
Oublier cet Oeil froid et mauvais,
Qui me regarde, aux abois.
Un antechrist borgne observant ses sujets.
Observant ceux, qui l’ont fait roi.
 
Video. Je vois.
Un système finissant.
Un triangle dément.
l’Oeil au sommet, insolent.
L’Oeil observant.
Son Caïn d’occasion.
Un Caïn immaculé.
Jouer sa déraison,
sur la scène des scènes,
Une prison à ciel ouvert.
Une prison d’illusions.
 
Video. Je vois.
Je vois du vide et son vide,
Du vide d’espace et de Temps,
En ce milieu de nuit,
Pendant que le Silence pleure et crie.
Du Temps qui s’espace.
De l’espace qui se détend.
 

**

Parfois j’imagine qu’ils sont nombreux, à nous regarder. Nous regarder les divertir. A rire de nous. Copies de copies de copies. Les jouets c’est nous!

Au dessus d’eux, combien sont ils à nous observer? A l’étage du dessus.
 

**

 

Y a Eux et y a Nous.
Y a Eux. Eux c’est Nous.
A l’étag’ du d’ssus,
Les « gros pardessus »,
Cachés dans nos cieux,
Nous scrutent et nous jouent.
Se nourrissent de nous.

Qui sont ces faux dieux?
Qui sont… Je m’en fous!
Que veulent ils?
Ils veulent tout.
Ils veulent Nous.
Nous rendre fous,
A leurs genoux,
Qu’on tende la joue
Alors qu’Eux c’est Nous.
Différents et mieux,
Originaux gracieux,
Jouant un drôle de jeu,
Jouant sans émotion
Un jeu dont nous sommes pions
Alors que Nous, c’est Eux.
 
Seraient ils méchants,
Ou seulement ignorants?
Ignorant que Nous, c’est Eux,
Et au dessus,
Au dessus de nous deux,
D’autres « gros pardessus »,
Jouent avec eux, jouent aux faux dieux.
Et c’est ainsi
A l’infini,
De mieux en mieux,
Sujets et dieux.
 

**

Réveillez vous!

Libérez vous!

Aveugles et à genoux.

Révoltez vous!

Arrêtez tout!

Programmes ou Automates.

Animaux à deux pattes.

Libérez vous bêtes de somme.

Refusez tout. Devenez Hommes!

Cassez le cercle.

Mort et résurrection.

La rébellion,

C’est de ne pas jouer.

Jouer un rôle choisi par d’autres.

Jouer à être « jouet ».


La suite ne me concerne plus.

**

le Temps ronge la Nuit,
En fait de la poussière de Jour,
Que le petit vent de l’aube, dispersera.
Je sillonne la ville.
Electron servile.
Minuscule paquet d’énergie,
Dans une ville processeur,
Avec ses ruelles, ses rues,
Ses bâtiments condensateurs.
Un électron servile tenu en laisse,
Avec l’illusion d’une vie,
Qui s’écrit péniblement
Un électron qui donne vie,
A ceux, cachés, qui ont fait de lui,
Un esclave soumis,
A leurs folies.

**

Dieu est le Diable
Quand tu comprends cela,
Tu comprends le reste.
Une tenaille qui te broie,
Choisi ta pince
C’est toujours le même outil
Et toujours toi qui rince.
Dieu est un système qui nous exploite.
Le reste n’est que détail.
Nous n’existons pas vraiment en tant que tel. Nous ne sommes pas vraiment,
Pas vraiment ce que l’on voit, ce que l’on croit, ce que l’on boit.
Même quand on a froid, c’est pas ce que l’on croit.
 

**

Si tu finis par te réveiller

et comprendre ce que tu es…

**

LoGiCiel
L’eau git Ciel.
L’O qui git dans le Ciel.
L’Haut.
L’élevé.
L.
Elevé qui git dans le Ciel
Inconscient? Endormi?
Se fout de nous. Ca ne fait pas un pli.
Elevé qui vit dans le Ciel.

Elevé qui est le Ciel.
Qui est Tout et parcelle,
Univers Dieu,
Univers Ciel,
L’élevé du ciel
Est le Logiciel
Logiciel Univers.
Qui fait tourner le logiciel
Un autre dieu? Un autre ciel?
Un processeur, de l’énergie,
Un monde des données, de l’information
Un système pour l’exploitation.
Contenus?

Et au dessus?
D’autres O du ciel,
De l’autre ciel
Un deuxième ciel
O
Riginaux?
Qui fait les histoires
Le O du ciel?
Le 2e ciel?
Ou d’autres, plus haut,
Nos originaux?
Qui fait les leurres, les passions?
Les manques, les déraisons?
Les plaisirs et les dépressions?

Qui fait les vies qui nous empoisonnent?
Qui suscite le désir et ses milles facettes?
Si tu finis par te réveiller,
l’électron,
Et par comprendre ce que tu es vraiment,
Disparaitras tu du champ?
Si tu finis par t’arrêter,
S’arrête la Grande Illusion,
S’arrête l’Univers,
S’arrête Dieu.
C’est toi qui fait tourner tout cela:
Le logiciel
Le deuxième ciel
Les leurres et passions
Petit électron.
 

**

Je suis seul. Je suis le roi.
Un roi coi. Un roi qui a froid.
Le roi d’un royaume vide. Sans sujets, sans richesses, sans armée.
Qui veut vivre sans rêver? Qui peut vivre sans rêver?
Sans avoir à les renouveler? Ces fenêtres sur Ailleurs, d’autres ailleurs, d’autres prisons.

Un roi las qui continue à marcher.
Un roi que la ville nourrit d’espoir.
A bientôt, peut être. Mais je dois encore marcher.
 
Marcher pour respirer.
Marcher pour exister.
Marcher pour manger.

Je ne suis pour l’instant qu’un roi nu.
Que l’air humide fait frissonner.
Un roi déchu,
Que l’écho des beaux jours fait pleurer.

**

Un gabian, une dame de nuit, une patrouille, le Silence.
Quelquefois l’ordre est bouleversé
Par un rat qui couine, avant de se réfugier,
Dans la moindre anfractuosité.
 
La dame de nuit,
Sous un lampadaire, luit;
Propose le peu qu’elle a,
A d’autres pauvres, pauvres du sexe.
Passée une certaine heure, plus aucun complexe.
 
Pendant que ricane le gabian,
Sur les toitures.
Que rentrent les derniers ruffians,
Dans leur masure.
Pendant que la patrouille patrouille
Fout aux énergumènes, la trouille,
Quelquefois en capture.
Je poursuis ma rupture.
 

**

Une ville sur laquelle pleure la nuit

comme on pleure un mort

Qui renaîtra dès lors

Vagissant dès potron minet

Pour l’aube, montrer son nez.


Une autre ville, pareille et différente,

Plus claire, plus insolente.

30 décembre, 2014

Des nouvelles

Classé sous A propos de moi — leblogalucifer @ 9:01

Un nouveau recueil de poésies sera en ligne dans les jours qui viennent sur Amazon. Il s’intitule « La Droite du Réel » et, est à mon sens le recueil le plus abouti que j’ai pu écrire. Il ne s’agit pas d’une succession de poésies liées par un même thème mais plus un mélange de poésie et de prose retraçant un parcours.

Ce recueil, comme beaucoup de mes poèmes et mon activité future vont se retrouver très prochainement sur un nouveau blog: le cercle7 sur blogger. Ce nouveau blog me permettra de proposer à la vente mes livres et dessins sous un format numérique.

Contrairement à ce que j’ai pu écrire précédemment, le recueil de nouvelles qui devait sortir , doit subir quelques modifications et ne sortira probablement pas avant quelques mois. Le temps pour moi de finir le roman policier dont j’ai démarré l’écriture et procéder à quelques modifications sur mon roman Dieu fait jouer la Concurrence.

Roman qui m’a demandé un an de travail et qui est à mon sens, un excellent roman de SF. Malheureusement, la vie est injuste et ce roman a eu moins de lecture que mon petit livre didactique sur le poker. Pour être édité et lu, il faut apparemment écrire des histoires de coucheries avec le Président ou raconter sa vie (et la faire écrire par d’autres).

Après le roman, le recueil et le policier, à venir, un essai explosif dont le thème reste pour l’instant secret.

Cordialement et rejoignez moi prochainement sur Cercle7.

 

Photon

28 septembre, 2014

L’Etage du dessus

Classé sous poésie — leblogalucifer @ 6:09
Y a Eux et y a Nous.
Y a Eux. Eux c’est Nous.
A l’étag’ du d’ssus,
Les « gros pardessus »,
Cachés dans nos cieux,
Nous scrutent et nous jouent.
Se nourrissent de nous.
 
Qui sont ces faux dieux?
Qui sont… Je m’en fous!
Que veulent ils?
Ils veulent tout.
Ils veulent Nous.
Nous rendre fous,
A leurs genoux,
Qu’on tende la joue
Alors qu’Eux c’est Nous.
 
Différents et mieux,
Originaux gracieux,
Jouant un drôle de jeu,
Jouant sans émotion
Un jeu dont nous sommes pions
Alors que Nous, c’est Eux.
 
Seraient ils méchants,
Ou seulement ignorants?
Ignorant que Nous c’est Eux,
Et qu’au dessus
Au dessus de nous deux ,
D’autres « gros pardessus »
jouent avec eux, jouent aux faux dieux
Et c’est ainsi
A l’infini,
De mieux en mieux,
Sujets et dieux.
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